Thurston Harris, « One Scotch… » (1960)

Yippps
Chills & Fever, c’est parti. Direction le plus proche comptoir pour fêter l’événement. Suivant l’exemple de tous les grands « shouters » de l’après-guerre tels Roy Brown, Louis Jordan ou Wynonie Harris qui ont célébré sur scène et en dehors les noces arrosées du « rhythm » et de la « booze ».

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Avec One Scotch, One Bourbon, One Beer, Almos Milburn, déjà l’interprète d’hymnes aussi peu tempérants que Bad, Bad Whiskey ou Let me go Home, Whiskey, décroche un hit en 1953. Rudolph Toombs en est l’auteur, qui a fait de la « drinkin’ song » sa spécialité. Il signe ainsi pour les Clovers leur grand succès One Mint Julep (1952), joyeuse mise en garde contre les excès de ce cocktail détonnant.

Thurston Harris.

Arrivé à Los Angeles au début des années 50 en provenance de Cincinnati, Thurston Harris intègre les Lamplighters, en pleine vogue des ensembles vocaux. Le groupe enregistre une douzaine de singles pour Federal avant que Harris ne le quitte pour se lancer en solo. Les Lamplighters deviendront les Sharps puis une première incarnation des Rivingstons, passés à la postérité pour l’ultime Papa-Oom-Mow-Mow (1962).

Mais, en 1957, c’est Thurston Harris qui décroche sous son seul nom un énorme tube avec Little Bitty Pretty One, sur le label californien Aladdin Records. Le single propulse instantanément Harris au rang de star, apparaissant au Ed Sullivan Show et tournant aux côtés de Fats Domino.

Ses prochains enregistrements ne renouvelleront pas ce carton éphémère. Un manque de succès auquel ne fera pas exception cette version up-tempo de One Scotch enregistrée trois plus tard, lors de sa dernière session pour Aladdin, tout juste racheté par Capitol. Passé inaperçu aux États-Unis, le single est uniquement sorti à l’étranger sur le label jazz suédois Sonet… et en vinyle bleu.

 Thurston Harris s’éloignera progressivement des studios d’enregistrement pour devenir chauffeur de bus à Los Angeles. Peut-être après avoir ramené son véhicule au dépôt allait-il s’en jeter un, ou plutôt trois, en ressassant sa gloire passée. « Please mister bartender, listen here / I ain’t here for trouble, so have no fear / One scotch, one bourbon, one beer »

 

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